Serat : la vermine à l'affiche, elle a de la gueule!

Serat, un roman de Vincent Palacio

 

Tout d'abord ce livre m'a fait cohabiter avec un univers rempli de son, de bruit et surtout l'on ressent la membrane de la ville grouillante de vie. Une vue d'ensemble nous est donnée dans les tableaux exposés de manière récurrente et qui pourraient servir d'annotations pour des scènes à tourner. Relevant le caractère singulier du bouquin, il est aussi poignant de vérité que son contraste avec la réalité, la dystopie est bien dégueu à certains endroit, et elle marche.

La mort d un proche, s'empoigne comme sujet d'amorce, faisant graviter le reste de l'histoire dans des moments assez glauques, comme la mère qui ne dit plus mot suite à la mort de son fils. Ce récit n'est pas de tout confort, seulement la poésie qui la compose devient son âme pesante, favorise son prolongement par l'injection des phrases frappantes. Jolie Plume! ( quoi qu'il ait écrit peut-être avec sa queue de rat, d'un art expressif qui a pour terrain de jeux, les bas-fonds de la ville vu sous des angles inimaginables ). Un de mes passages favoris est au chapitre ~15~, ( la numérotation des pages en chiffre romain, j'adore, mais enfin pourquoi ?), j'enchaine en mettant en lecture ce chapitre avec, Ghinzu le morceau -Horse- colle bien.

Parlant zick, il est indispensable d'écouter les "Essuies-glaces", qui n'est d'autre qu'un groupe qui a inspiré Nirvana, ce sont _Les Wipers_.

Pour finir, ce serait plutôt sympa une adaptation cinéma.

En résumé poétique,

Feu noir qui  brûle sous le peau

Cisaillant la tranche d'air sain

Au milieu d'une zone d'incendie.

Le corps s’irradie d'une déviant radiation piqué par cette longue nuit noire prolongée.

Ghinzu -Horse- :  https://youtu.be/JugZapZ_ZEw

_- Wipers -_ : https://youtu.be/h0CCH3QekEw /  https://youtu.be/IH9MDc1TXtY

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