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MARSEILLE (13)

Interview des Cowboys from Outerspace, les parrains du rock marseillais

Classieux est un terme galvaudé dans le rock'n'roll mais il colle à merveille aux Cowboys from Outerspace. Comme sauvage, sexuel et autre compliments primaires. Après six ans de silence discographique , ils sortent un nouvel "Exil at The Rising House", chez Lollipop Records, label marseillais (classieux, sauvage, etc ...) qui en profite pour ressusciter. Après un concert (classieux), rencontre avec Michel Basly le class... gratteux / chanteur du groupe.


- Quelle est l'origine du groupe ?

Lointaine, très lointaine, spatiotemporelle, « It Came from Outerspace » but what, the Cowboys et soudain Bazile est arrivé (sans se pressé bien sûr), et Mr Henri enfin en 1997 pour enregistrer le 1er album. Nous étions prêt pour rencontrer notre public et Lucas Trouble chez Nova Express.

- Quels sont vos parcours musicaux ?

Pour ma part « The Moquitoes », et quelques autres desquels j’ai toujours fini viré par les chanteurs la plupart du temps. Bazile officia dans « Urgent », « Hot Shot »…, Mr Henri dans les « Needs »… mais bon il a été remplacé lors de son aspiration dans le trou béant noir de l’univers par Matt, qui a joué dans « Mr Orange », « Nick Zaroff Gang », etc… je joue aussi avec « Where’s C’ptain Kirk ? » et mixe souvent dans des soirée avec un duo « Garbage Men » en hommage aux…

- Si vous deviez résumer votre musique  ?

Sauvage, libre, rock’n’roll, garage, trash, bruyante, love, sans concession, machine à tube, expérimentielle, sexy…

- Quelles sont vos influences revendiquées ?

Tout le rock’n’roll depuis Skip James aux Cramps, Chrome Cranks, Gun Club, Speedball Baby, en passant par Little Richard, Bo Diddley, Chuck Berry, The Fabulous Wailers, rockabilly, garage, psyché, expérimental, jazz…c’est assez large !

- Pour les non anglophones, de quoi parlent les textes ?

D’amour, uniquement d’amour, d’amour vache, d’amour sombre, d’amour perdu, d’amour mécanique, d’amour haineux, d’amour universel, d’amour du risque…

- D'où vient le titre du nouvel album "Exile At The Rising House" ?

Quand nous enregistrons ça se passe ces derniers temps en 2 périodes : la 1ère avec le groupe entier où nous enregistrons toute la musique et la seconde où je reste au studio seul avec Lucas Trouble à enregistrer les voix, les arrangements, mixer. Il faut savoir que le Kaiser Studio ce trouve dans le manoir de Lucas en Bourgogne et que pendant ces périodes nous y restons seuls pendant quelques jours, ce qui pour moi ressemblait à un exil, le manoir se nomme « La Demeure Du levant », donc…

- Vous pouvez présenter le troublant Lucas Trouble et son rôle dans les skeud des Cowboys ?

Lucas Trouble est notre éminence grise, notre mad-producteur, un personnage touché par la folie et le génie qui a su extraire la moelle existentielle du groupe, il se présente lui -même comme exceptionnel, grandiose, magnanime et sans pitié…en plus il joue divinement des claviers !

- Un mot votre label Lollipop Records ?

Le plus grand petit label du monde, Stéphane a produit à lui seul toute la crème rock’n’roll/punk/garage de Marseille pendant des années et mérite pour cela un respect indéfectible de notre part et de la part de tout le monde d’ailleurs. Il n’a jamais gagné assez pour survivre avec et a dû l’arrêter pour passer à autre chose, mais toujours dans la musique. Il l’a réactivé, c’est chose faite pour sortir l’album des Cowboys From Outerspace et c’est tant mieux…et il ne compte pas en rester là !

- Six ans depuis votre dernier disques, alors que les 6 premiers s'étaient enchaînés sur un rythme frénétique, pourquoi ?

L’album est finalisé depuis milieu 2013. Le départ de Mr Henri nous a quand même foutu un coup après l’enregistrement, le remplacer n’était pas évident, et donnait beaucoup de travail au suivant. En plus Lucas Trouble n’avait plus de distribution pour Nova Express, sont label avec lequel nous avions sortis tous les autres albums, ça paraissait compliquer pour le produire. J’en ai parlé un jour avec Stéphane de Lollipop et il m’a proposé de le sortir car il comptait réactiver son label et avait un distributeur. Il en a parlé à « L'autre distribution » qui a été tout de suite intéressé, et il a contacté Alban de Relax-O-Matic pour une copro, ainsi que Lucas Trouble qui a produit artistiquement l’album. Mais le distributeur voulait sortir quelques milliers de cds, et très peu de vinyls, et c’est devenu une petite lutte qui n’a rien arrangée dans le temps, et quand nous sommes tombés d’accord, il a fallu envoyer tout ça à la fabrication avec les problèmes qui viennent avec : retard, test pressing, pressage, pochette, etc etc etc…

- Depuis le nom du groupe jusqu’aux pochettes, votre esthétique est branchée Séries Z, c'est quoi votre film culte ?

Le film: « It Came From Outerspace », it came what : Cowboys !

- L'album flirte une nouvelle fois avec le blues poisseux originel, tu as lu "Love in Vain" (chroniqué sur La Plateforme) , dessiné par Mezzo, qui a dessiné aussi pas mal de pochette de disques ?

Oui, ce livre est super, je l’ai…bien sûr le blues est partie intégrante de Cowboys From Outerspace, même pour le tribute du Gun Club nous nous étions retrouvé à reprendre Preaching The Blues de… Robert Jonhson. Cette musique sombre et triste, voire glauque parfois est notre phare, nous imbibe complètement, nous sommes des bluesmen de l’an 3000, c’est tellement profond !

- Une tournée est prévue avec la sortie de l'album ?

Une tournée au sens propre non, mais des dates un peu partout en France et peut être en Europe, oui. Par ou à cause des ventes confidentielles d’une musique confidentielle il semble difficile pour un groupe underground de booker des dates les débuts de semaines, donc ce ne sont pas de réelles tournées. Et même si à une époque nous avons fait environ 100 concerts par an, nous travaillions les débuts de semaine et divorcions à la fin de l’année !

- C'est quoi le rock en 2015 ?

Demande aux lecteurs de Rock’n’folk.

- Vous arrivez à vivre de votre musique ?

Non, jamais même à l’époque des 100 concerts par an. Pas de plan de carrière : on s’en bat !
Pas de dents assez longues : c’est comme ça ! Pas de concession : qu’ils aillent se faire mettre !

- Votre pire galère en concert ?

De s’assoir dans un van pendant les séries de concert c’est de la galère, de ne pas dormir c’est de la galère, mal manger, mal accueillis, l’autoroute, mais ça en fait partie. En concert une sono qui dérape aussi.
Une fois un mec m’a cassé les burnes pendant le concert, j’ai posé ma guitare et j’ai sauté par-dessus le 1er rang pour lui tomber sur la gueule. J’ai pensé que ça allait être le chaos, mais en fait ça a boosté le public et ça a été tout le contraire.

- Quel regard portez-vous sur la scène rock marseillaise ?

Elle existe, elle vit depuis longtemps par elle seule et par l’envie des groupes, tant mieux, elle n’a plus besoin de personne…elle est de qualité « supérieure », mais hélas un peu trop ignorée ! et heureusement il y a des salles de différentes capacités à Marseille !!!

- Avec quels acteurs locaux collaborez-vous ?

Lollipop et à l’avenant !

- Et au national/international ?

Nova Express et à l’avenant !

- Avez-vous bénéficiez de soutiens publics pour le groupe (dispositif de professionnalisation, subventions, emplois aidés ...) ?

Nous n’avons jamais reçu de soutien public, nous nous sommes toujours démerdés seuls, c’est dommage pour le rock à Marseille, mais maintenant on s’en fout. D’ailleurs on s’en ait toujours foutu !

- Marseille c'est quoi pour toi ?

Notre base, le soleil, les gens fous, le mix mondial, une source d’inspiration, une source d’ennuis, une source de problème, mais une source de vie…

- Quels conseils donnerais-tu à un jeune groupe ?

Vas y !

- Un disque à conseiller ?

Exile At The Rising House – Cowboys From Outerspace

- Tu peux présenter Sud Side aux lecteurs de la Plateforme ?

Constructeurs pour le spectacle de rue, cis à la Cité des Arts de la Rue. Construction et élaboration de structures microscopiques à monumentales. Organisateurs de fêtes et d’évènements inoubliables.

- Une initiative que vous voulez soutenir ?

La remise sur pied du label Lollipop, mais on en soutient beaucoup plus, tout ce qui se situe au niveau musical et culturel de Marseille, autant en rock qu’en évènements. Phocéa Rock tient ! J’en ai d’ailleurs été le parrain…

- Le mot de la fin ?

Ne jamais se laisser abattre…

 

Photo : Pirlouiiiit - Concertandco.com

http://laplateforme.audio/cowboysfromouterspace

http://cowboysfromouterspace.fr/

www.facebook.com/CowboysFromOuterspace

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Commentaires


Fixie Phil

Posté le : 29/09/2015 à 21:20

"Le remplacé n'était pas évident'", ça vaut dire qu'il avait un sale caractère ? ;-))

très belle interview par ailleurs !

Mystic Punk Pinguin

Posté le : 30/09/2015 à 00:05

Merci Fixie pour ta vigilance, j'ai corrigé la fôte !